Dispositif phare de son
programme de sécurité, la vidéoprotection
sur fibre optique est en exploitation depuis plus de deux
ans à Orléans. Sur le choix de la solution fibre
optique, et sur l’apport des matériels IFOTEC
: Patrick Leterrier, Ingénieur en chef à la
Direction des réseaux de
communication et de l'électricité de la ville.
Quand, en septembre dernier,
New-Orleans annonçait sa décision
de s’engager dans un vaste chantier de videocaméras (1000
caméras prévues !), Orléans, sa petite sœur
homonyme de la "vieille Europe" expérimentait depuis
plus de deux ans déjà son propre système de vidéoprotection
pour veiller sur ses 125 000 âmes.
" La
fibre optique est le support universel "
Pour ce dispositif de vidéosurveillance,
la ville a retenu la solution fibre optique. "La fibre optique
est le support universel de convergence des trois mondes hier disjoints
: la téléphonie, la télédistribution et
l’informatique." explique Patrick Leterrier. "
Lorsque
nous avons émis notre appel d'offre en 2002, nous avions le choix
entre les technologies classiques de location de lignes à France
Télécom... et celle plus onéreuse au départ
d'une infrastructure en fibre optique. 800 000 euros...
Le budget pouvait paraître élevé. Pourtant sur le
seul plan financier, cet investissement sera amorti en moins de cinq
ans !" se félicite Patrick Leterrier qui précise
: "Il est vrai que la ville disposait déjà, quoique
partiellement, de fourreaux existants."

Autre avantage et non des moindres pour un service de
sécurité :
l’indépendance. " C'est en période de crise
que les risques sont importants. Hors, c'est précisément
dans ces circonstances que les technologies classiques, vite saturées,
sont le moins fiables. C'’était vrai avec la téléphonie
fixe. C'est encore plus sensible avec les portables."
En investissant dans ses infrastructures propriétaires, la ville
ne dépend de personne pour assurer la sécurité de
ses citoyens. Indépendance donc, mais aussi flexibilité en
exploitation. "
Avec la fibre, nous avons toute liberté d’ajuster
nos débits en fonction de la qualité d’image désirée. À nous
de décider si nous "roulons" à 8 Mbits/sec
pour une image impeccable ou si nous acceptons de dégrader nos
images pour allouer nos ressources à d’autres applications." fait
observer Patrick Leterrier.
Maître d’ouvrage du chantier, la
société CIVICA
a défini l’emplacement des caméras dans la ville
et l’ensemble des choix techniques. Derrière les caméras
mobiles Sony, les multiplexeurs IFOTEC regroupent sur une seule
fibre les signaux vidéo émanant de caméras réunies
en grappe, pour les transmettre au poste central de surveillance de
la municipalité où ils seront visualisés, traités
et stockés.
Grâce à ces multiplexeurs, qui autorisent la transmission
de 4 voies vidéo indépendantes jusqu’à 60
kilomètres, même en milieu électroniquement perturbé,
les opérateurs peuvent visionner simultanément les différentes
zones surveillées en choisissant un affichage en mosaïque
avec 4 images par écran ou un affichage en plein écran.
Par ailleurs les transmissions data bi-directionnelles intégrées
aux multiplexeurs permettent le contrôle à distance en
temps réel des caméras pour pointer et éventuellement
zoomer un détail intéressant.
"Les
transpondeurs IFOTEC sont un élément
essentiel de la fiabilité du dispositif de videoprotection"

" Les transpondeurs IFOTEC ne sont qu’un maillon
du dispositif... mais
c’est un maillon essentiel de sa fiabilité !" reconnaît
Patrick Leterrier. Placés dans des chambres escamotables et sécurisées,
les multiplexeurs de "réception" d’IFOTEC restent intacts
quand les caméras subissent des actes délictueux. Ils transmettent,
24 heures sur 24
des images impeccables et en temps réel aux moniteurs
du poste central placés sous le contrôle des deux opérateurs
agréés par la municipalité. Ces images resteront stockées
pendant 14 jours avant leur destruction. (NDLR : la loi autorise le stockage
de ces données jusqu’à 30 jours).
Démarré avec une première
tranche de 16 caméras
installées en 2003 dans les quartiers "sensibles" —tels
l’Argonne ou la place d’Arc aux abords de la gare—,
le programme en compte aujourd’hui 36 et devrait s’enrichir
encore cette année de 10 nouveaux systèmes.
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