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EDITO
Par Gilles Billet,
Pdg IFOTEC
A LA UNE
Très haut débit
UPC-Noos et IFOTEC :
100 Mbits/s sur réseau optique de première génération
REFERENCE
Transport et sécurité
Tunnel de l’Epine : IFOTEC sécurise les transmissions
INTERNATIONAL
Lybie
Exploitation sécurisée du gaz : Alcatel fait appel à IFOTEC
ACTUS
• IFOTEC renforce son équipe commerciale
• 8 liens E1 sur une seule fibre optique
• IFOTEC sur les pistes des JO de Turin en 2006
QUESTION
SNMP Simple Network Management Protocol
qu'est ce que c'est ?
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| Le partenaire était parfait |
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" Ifotec est un partenaire complet, proactif et réactif, qui sait tenir des délais tendus – ce qui est particulièrement appréciable dans la phase dite "quick and dirty" en début du projet. Toujours disponibles, professionnels et compétents, ils maîtrisent très bien leur domaine. C’est une structure parfaite pour ce type d’expérimentation où le cahier des charges n’est pas forcément figé au départ... mais s’élabore en coopération avec notre partenaire." Bruno Brocard, responsable des réseaux 1G d’UPC-Noos
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Le projet retenu par la Diact |
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Dans le cadre d’un appel à projets "Technologies alternatives d’accès à l’Internet" lancé en août 2003 par la Diact, le ministère délégué à la Recherche et à la Caisse des dépôts et consignations, le projet de très haut débit sur réseau câblé de première génération, porté par le syndicat intercommunal 3S, reçoit un soutien financier de la Diact à hauteur de 100 000 euros sur un projet estimé à 400 000 euros.
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LA UNE
Très haut débit
UPC-Noos et IFOTEC : 100 Mbits/s sur réseau optique de première génération
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Inédit ! Le 20 octobre 2005, 3S - le syndicat inter-communal de Sèvres, Saint Cloud, Suresnes-, UPC-Noos, câblo-opérateur, et IFOTEC, partenaire industriel, lançaient à Sèvres une expérimentation de très haut débit sur fibre optique à domicile. Signe particulier ? Nul besoin de déployer une nouvelle infrastructure : le support fibre était déjà installé… depuis le "Plan câble" ! Pourquoi, comment et sur quelles perspectives pourrait déboucher cette expérimentation ?
Réponses de Bruno Brocard, responsable des réseaux 1G d’UPC-Noos, premier câblo-opérateur français, 4, 6 millions de prises raccordables, société pilote du projet.
Bruno Brocard, UPC-Noos 
Qu’est-ce qui a motivé UPC- Noos à lancer cette expérimentation de très haut débit sur câble de première génération ?
En rachetant NTL France en 2001, Upc-Noos a récupéré la quasi-totalité du réseau installé par France Télécom il y a vingt ans lors du Plan câble. Or, ce réseau de première génération n’autorise que l’analogique. Sur les 300 000 prises récupérées par Noos, 100 000 avaient fait l’objet d’une rénovation en technologie HFC (Hybrid Fiber Coax) pour accéder aux services numérisés. Restaient donc 200 000 prises en technologie d’origine. Tout en souhaitant poursuivre la rénovation de ce réseau en HFC, nous avons pris la décision d’analyser le potentiel d’un tel réseau FTTH, les technologies de transmission optique ayant fortement évolué ces dernières années.
En 2003, Noos a donc commandé une étude au cabinet CEISAM pour savoir si la fibre existante pouvait accepter d’autres types de signaux et lesquels? La réponse théorique —établie avec le concours d’Ifotec, déjà approché à l’époque par le cabinet— était claire : la fibre installée pourrait supporter une transmission Ethernet optique 100 Mbits en "full duplex". Dès lors, nous —c’est-à-dire 3S, Upc-Noos et Ifotec— avons répondu à un appel d’offre de la Datar en février 2004, en proposant d’expérimenter cette nouvelle technologie auprès de quelques dizaines d’habitants de la ville de Sévres. La Diact (ex Datar) ayant accepté et subventionné ce projet, nous l’avons démarré en février 2005 (voir encadré "le projet soutenu par la Diact").

Quels objectifs poursuivez-vous avec cette expérience ?
Dans cette phase, notre but est de tester principalement la capacité de transmission de la fibre multimode actuellement en place... A savoir : 1- La fibre déjà installée est-elle apte à transporter de très hautes quantités de données nécessaires aux services numériques de demain : IPTV, VOIP, HDTV, interactivité… ? 2- Disposerons–nous bien de 100 Mbits en débit montant comme en débit descendant ? 3- Quel serait le modèle économique associé à l’exploitation d’un tel réseau FTTH, qui dès lors se trouverait être le 2e plus grand réseau THD (Très haut débit) d’Europe après Milan ! À titre de comparaison, Pau dispose d’un réseau de 30 000 prises et de 1 500 abonnés.
En quoi a consisté votre prestation et celle de votre partenaire Ifotec ?
D’abord, il a fallu sélectionner le CD (centre de distribution) sur lequel allait porter l’expérimentation et recruter des bêta-testeurs intéressés par cette nouvelle technologie de l’ultra haut débit. Côté technique, nous avons alimenté le CD par une liaison GigaBit Ethernet optique capable d’acheminer les services très hauts débits. Tous ces services étant transportés sous IP, il a fallu aussi sélectionner des équipements abonnés spécifiques (Gateway, décodeur TV/IP) qui existaient déjà sur le marché.
En revanche, les équipements optiques ont dû faire l’objet de développements très spécifiques et la contribution d’IFOTEC, était primordiale dans ce projet. D’une part, il fallait s’adapter à la fibre multimode existante, d’autre part, il fallait prendre en compte une particularité de notre réseau, construit - par souci d’économie à l’époque - avec une seule fibre pour deux abonnés ! Ifotec a su mettre en œuvre, grâce à son expertise dans le domaine de la transmission sur fibre optique, une solution "full duplex" tout à fait originale et répondant parfaitement aux contraintes.
Autre contrainte : nous voulions absolument rester au plus près de l’existant. Notre cahier des charges comportait donc aussi des exigences techniques et matérielles pour les équipements destinés au domicile de l’abonné qui devaient se loger exactement en lieu et place des anciens. Cela s’est traduit pour Ifotec par des développements spéciaux comme l’étude de boîtiers autoalimentés.
Du module ... au boîtier abonné
M-MR85002
Où en est l’expérimentation aujourd’hui et quels enseignements
en tirez-vous ?
À ce jour, le test porte sur 50 "bêta-testeurs" raccordés en 100 Mbits symétriques depuis mi-novembre 2005. Ils ont accès à 85 chaînes TV numériques et à l’Internet en accès illimité.
Nous savons aujourd’hui : 1- Que la technologie TV/IP fonctionne, mais nécessite une maîtrise totale de la bande passante allouée à ce service. 2- Les mesures de bande passante confirment que nous disposons de 95 Mbits tant en up load que download, 3- notre SAV n’a, à ce jour, signalé qu’un ou deux défauts sur les équipements chez l’abonné et au niveau de la connectique mais "zéro défaut"sur la transmission par fibre optique.
Seule incertitude : la durée de vie de ces fibres. Des analyses ont été lancées avec la collaboration d’Ifotec auprès d’experts dans la fabrication de fibre…
Quelles conclusions en tirez-vous pour la rénovation des 200 000 prises
de votre réseau 1G ?
C’est un peu tôt pour des conclusions… d’autant que la commercialisation d’offres de services n’est pas encore testée aujourd’hui ! La technologie FTTH est extrêmement prometteuse, même si aujourd’hui les débits permis par notre technologie HFC- en perpétuelle amélioration - répondent largement à la demande de nos clients.
Nous nous devions d’examiner le potentiel de ce réseau FTTH existant (très futuriste pour l’époque) en étudiant avec attention les contraintes techniques et économiques associées.
Au-delà des décisions à prendre sur nos réseaux 1G, cette expérimentation nous permet de capitaliser sur la technologie FTTH, en prévision de l’évolution de notre réseau HFC vers un réseau FTTH.
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