Silence radio... C’est précisément ce que veut éviter à tout prix TDF SubWave dans les tunnels ! Créée il y a dix ans, cette entité lyonnaise de TDF, dédiée aux solutions de continuité de couverture radioélectrique en milieux confinés, répond à trois besoins bien identifiés dans les tunnels :
1- Assurer la continuité des services d’urgences et de sécurité qui disposent de leurs réseaux propres (pompiers, SAMU, police, gendarmerie, exploitation…),
2- Assurer la diffusion de programmes FM, avec possibilité d’insertion de messages d’urgences préenregistrés à destination des automobilistes en cas de problème (système IMU),
3- Assurer la couverture des services de téléphonie mobile GSM, DCS, UMTS.
TDF SubWave, Business Unit de TDF S.A, propose aussi des services d'audit, de mesure en roulant, de maîtrise d'œuvre ainsi qu'une assistance à maîtrise d'ouvrage.
Pour assurer ces services, TDF Subwave a mis au point une technologie utilisant du "câble rayonnant". Une tête de réseau (groupement d'antennes), placée à l'entrée du tunnel, capte les différentes fréquences destinées à être retransmises dans le tunnel (FM, Pompiers, Samu, Police, téléphonie mobile…). Ces fréquences sont amplifiées et multiplexées pour être injectées sur des tronçons de câbles rayonnants installés en voûte du tunnel et agissant comme une antenne d'émission. De même, le câble rayonnant sert d'antenne de réception. Les fréquences captées à l'intérieur du tunnel sont démultiplexées, filtrées, amplifiées et retransmises à l'extérieur. Tous ces signaux peuvent être transportés par des fibres optiques pour être relayés par des sous-stations distantes. Les services GSM, DCS et UMTS sont -quant à eux- diffusés à base de technologie d'antennes.
Dans le cas du tube nord de l’Epine, TDF - propriétaire par convention avec l’AREA des systèmes de diffusion depuis sa mise en service -, a dû rénover une architecture existante d’amplification en ligne. “Pour répondre à la nouvelle réglementation qui n’autorise pas plus de 800 mètres de perte de diffusion en cas d‘incendie, il a fallu ‘cantonner’ tous les 800 mètres le câble qui court sur les 3.2 kilomètres du tunnel par de la fibre optique.” explique Jean-Pierre Chopin, chef de projet TDF SubWave. Cette prestation (très) spécialisée de “secours” du câble est signée Ifotec. “Nous les avons choisis parce leurs matériels sont performants en IP3 (Intermodulation du 3e ordre) et parce qu’ils savent réaliser les produits atypiques dont nous avons besoin”. Et Jean-Pierre Chopin de reconnaître : “cette architecture de cantonnement, est une première pour TDF !”.
La compétence d’IFOTEC en transmission HF sur fibre optique a trouvé une autre application dans le tunnel avec la radio d’exploitation. En effet, c’est désormais par fibres optiques que circulent les liaisons radio des agents AREA, qui sont maintenant, eux aussi reliés aux câbles rayonnants de TDF.
“Cette architecture de cantonnement
par fibre optique est
une première pour TDF !”
Autre contribution d’IFOTEC à la sécurité des utilisateurs du tunnel de l’Epine ? Les systèmes de vidéosurveillance. SNEF, forte de son expérience sur le tunnel de Fourvière et celui des Monts, s’est vue confier la responsabilité des équipements électriques “courants faibles” de l’Epine. Soit : la signalisation dynamique au sein du tunnel (les signaux d’affectations de voies, les panneaux à messages variables, la signalisation lumineuse de police, de niches, etc.), les équipements radio, le réseau d’appel d’urgence, les équipements des niches de sécurité… et le système de vidéosurveillance.
Pour un tunnel tel que celui de l’Epine, l’application de la circulaire interministérielle et l’exigence de l’exploitant imposent une couverture vidéo à 100% des voies circulées, de la bande d’arrêt d’urgence et des trottoirs du tunnel. Ce qui implique pour l’orientation des caméras de couvrir un champ de 200 mètres avec un champ de recouvrement inter caméra de l’ordre de 100 mètres. “Cette redondance permet de conserver la couverture vidéo maximale et d’assurer la continuité d’exploitation en cas de perte d’une caméra.” explique Pascal Prost, responsable du service Transport - Industrie - Maintenance de SNEF Lyon. “Pour respecter ces contraintes et celles liées au dispositif de Détection Automatique d’Incidents - qui alerte tout véhicule à l’arrêt, tout piéton ou toute anomalie de trafic au PC CESAR (Centre d'Exploitation, de Sécurité et d'Assistance Routière) -, nous avons dû doubler le nombre de caméras installées précédemment, soit aujourd’hui 32 caméras.”
Pour transmettre au PC CESAR leurs informations et images, les caméras utilisent la fibre optique. Et c’est tout naturellement Ifotec qui a été retenue. “Nous avions déjà travaillé avec eux sur d’autres chantiers. Ils sont très bien placés pour la transmission de signaux vidéo et data” confirme Pascal Prost.
L’ordre de service pour la deuxième campagne de travaux du tunnel n’est pas encore arrivé, mais les partenaires du projet nord de l’Epine sont confiants. Ils comptent bien se retrouver à nouveau cette année pour la rénovation du tube sud.
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